mercredi 14 décembre 2011

Matin du 3 octobre visite de l'atelier de vannerie de René


Le 3 octobre nous partons vers un quartier de la capitale en périphérie. Nous nous arrêtons un instant au bord du fleuve:  l'Ikopa rejoint la Betsiboka près de Maevatanana pour déboucher dans la baie de Bombetoka, à Majunga, côte Ouest, il entoure Tananarive dans un demi-cercle d'Ambohipo à Andohatapenaka.
Sur les berges de l'Ikopa il y a toujours autant de lavandières en action, juste avant le pont  !
Et oui ! ici l'eau est gratuite!! Contrairement aux lavoirs! Et l'eau est aussi...polluée! .Ce fleuve  collecte la totalité des eaux usées de la plaine de Tana, ce qui en fait un bouillon de culture à éviter avec soin dans les environs proches....

 Cuvettes remplies de linge, barrettes de savon, et brosse... Frotter, essorer, étendre, c’est le quotidien de ces femmes dont le métier est de laver le linge des autres. Un métier où l’on ne doit pas avoir peur de se mouiller…La quantité de linge lavé dépend des lavandières : les plus jeunes et les plus énergiques sont capables de traiter de plus gros paquets, et l’effort musculaire est loin d’être négligeable, D’autres fixent leurs tarifs selon le type de linge à laver, comme la couverture à 1 500 ariary, la paire de jean à 100 ariary ou la pièce de drap à 200 ariary…
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D'autres pêchent à la ligne...

Notre objectif de la matinée: découverte d'artisanat à la source.
Vannerie pour commencer.
Nous rejoignons un quartier très encombré

René nous y attend.

 J'ai rencontré René lors de mon séjour d'octobre 2010 grâce à Maryse rencontrée juste avant mon départ de Roissy et avec qui d'emblée une forte amitié s'est nouée. Maryse habite en Ardèche et y vend depuis des années les produits fabriqués dans les ateliers de René.Invitée pour la 1ère fois à découvrir Mada par son fournisseur et ami, elle partait donc le même jour que moi ; après le vol pendant lequel nous avons sympatisé, nous avons gardé le lien et dès que ce fut possible nous avons partagé transports et découvertes, grâce à René et sa Kangoo. J'ai découvert cet homme magnifique, modèle de courtoisie et douceur, traitant avec respect et considération ses employés qui le lui rendent bien et font un superbe artisanat. En 2010 déjà j'avais eu le privilège de visiter ces ateliers avec toutes les explications du travail en amont des paysans qui cultivent la rabane et livrent la matière première, toute une chaîne de personnes ainsi a un travail décent et régulier.
Pour ce voyage 2011 j'ai à tout hasard sollicité René pour une visite du groupe sachant que ces ateliers ne sont jamais ouverts aux touristes, marché oblige! Modèles uniques créés ici, fabriqués pour l'export ne devant pas être copiés.
Il m'a fait l'amitié d'accepter!


Ici règne une atmosphère sereine de travail rigoureux et attentionné, chacun son poste dans la fabrication.
Et le résultat est remarquable!

Quelques pas dans les rues avant de rejoindre le bus. 


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