dimanche 20 novembre 2011

De Tana à Ambohitsoa...Matinée du 1er octobre.

   Après avoir quitté le quartier d'Anatihazo,
nous franchissons un des canaux égoût de la ville où des lavandières s'activent sur le trottoir.
 
nous prenons la direction nord-est, au milieu des encombrements , marchés, embouteillages,
longeons le marécage Masay où des collecteurs de jacinthes d'eau  (prolifération galopante, 75% du marais envahi) remplissent des sacs, ils les vendront pour faire du compost.

Ambohitsoa est à 20 km de la capitale, commune de Manandriana. La sortie de Tana est toujours très encombrée de ce côté, embouteillages, marchés..
    .Sur la fin du parcours nous pouvons découvrir au bord de la route des TAMBOHO NTALO ( Mur Séculier Malgache) Ces monuments avaient plusieurs fonctions socio-économiques dans l'ancienne Société rurale de l 'Imerina . La hauteur de l'édifice marque la classe sociale du propriétaire . Ils délimitaient des parcelles rectangulaires ou carrées et servaient autrefois de protection d’un petit village ou d'une propriété. Les maisons ont hélas disparu avec le temps. Celles en forme de cercle servaient d’enclos pour le bétail.
 Ces murs en terre latéritique "compactée" et damassée dont les procédés de fabrication confirment encore plus. l'ingéniosité des anciens,  défient le temps et les climats 300 ans après , murs d'argile  faits avec l'alliage d'œufs et de bouse de zébus qu'il fallait macérer et piétiner durant des longues journées ou même des mois . Il fallait attendre que la mixture soit " cuite ", l'érection se faisait par tranches successives ou par étages, la première tranche achevée il fallait attendre que celle-ci sèche et se solidifie pour ensuite rajouter la 2ème tranche et ainsi de suite pour en finir à la hauteur idéale (5,  9 ou 11 mètres). On constate une symbolique des nombres impairs dans cette édification, les blocs sont empilés en nombre impair 3,5,7.
un enclos à zébus

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