mercredi 24 novembre 2010

missions novembre 2010

Bonjour à tous de Diego où il fait très chaud!! j'ai parcouru 1300 km en 2 jours de Tana à Diego en Kangoo avec Maryse rencontrée dans l'avion, devenue une amie et son partenaire commercial ici René un homme adorable. Maintenant je cherche un camion ou taxi brousse pour redescendre à Sambava où je vais en mission dans la brousse. A Tana le climat est pesant, tout est imprévisible, chacun essaye de vivre ou survivre et chaque jour fait le même chemin dans sa tête , trouver à nourrir sa famille!! on revoit des corps endormis ou ivres couchés dans les rues à n'importe quelle heure, femmes, enfants mendiants au milieu de la circulation des 4/4 rutilants qui foncent rue de l'Indépendance, à Antsirabe même constat les plus de 7500 pousse-pousse vous assaillent et finissent par se battre pour décrocher une course.  On passe chez les zaza de l'extrême désespérance à l'éclatante gaieté. A Diego l'atmosphère est normale comme dans la plupart des autres régions.

lundi 1 novembre 2010

Ambodiampany.wmv


Mai 2010, région de la SAVA, N-E de Madagascar.
    Lors d'une Mission d'étude pour l'adduction d'eau du village natal de Marie Poussin, cerizéenne et membre du CA de la SEF: village de brousse Ambodidivaina, à 35 km environ de Sambava, capitale de la Vanille,        
   Elisabeth, notre correspondante sur place et cousine de Marie m'entraîne jusqu'à son village natal : Ambodiampany au pied des montagnes. Ici pas d'électricité,  l'adduction d'eau a été réalisée grâce à l'aide de l'Etat malgache, ce village domine un large fleuve où vivent des...caïmans et des accidents survenaient régulièrement. Ce problème perdure car  les femmes y descendent toujours pour laver leur linge , aussi demandent-elles un lavoir. L'endroit est paradisiaque, la nature y est luxuriante, les habitants joyeux et solidaires et les enfants....très nombreux! L'accueil de la vahiny ( invitée)que je suis a été très chaleureux autour d'un repas simple et délicieux: poulet , riz, brèdes, fruits et bière THB.
      La réunion s'est faite ensuite dans l'école: un seul bâtiment en matériaux naturels, au toit troué et aux murs laissant passer les courants d'air, presque tous étaient là, Elisabeth a fait l'interprète.  Devant tous ces regards pleins d'espoir, je me suis sentie si inutile!
     Il faut 5 heures pour y arriver avec un 4/4 sur une piste défoncée sans nom et finir 7 km à pied. Quel avenir pour tous ces enfants à leur majorité? Il y a école primaire et CEG puis plus rien! S'ils n'ont pas de famille à la ville, ils ne peuvent pas continuer d'études, et c'est le cas pour la majorité. Tant de talents inexploités pour leur pays! qui finiront par aller quand même à la ville grossir le nombre de chômeurs, de errants...de survivants grâce à la débrouille et les petits boulots, à condition de ne pas dériver....
  En repartant de là j'avais le coeur lourd, sans n'avoir rien promis, me réfugiant derrière le vote du CA et les contraintes budgétaires, et à la fois je les enviais pour cette gaieté et solidarité, la magie de ce lieu loin de tout et si beau!
   Pour nous éviter les 7 km à pied, le retour s'est fait,  en partie,  en pirogue sur le terrible fleuve aux caïmans (en basses eaux à cette époque), pirogue chargée de cadeaux: régimes entiers de bananes, avocats, oranges, poulet fil à la patte...qui ont régalé la famille d'Elisabeth à Sambava-ville, améliorant bien l'ordinaire.