samedi 1 novembre 2008

de Ambositra au Pays Zafimaniry

Après une nuit au Motel Violette à Ambositra , nous prenons une piste jusqu'à Antoetra d'où, à pieds, nous partons vers Ifasina , dans la brume, entre collines rocheuses granitiques pelées, arbustes , orchidées, kalanchoes, aloes, fougères, eucalyptus, mimosas...

Nous sommes dans le Pays Zafimaniry, uniquement accessible à pieds, région montagneuse à plus de 1000m d'altitude chez un peuple qui vit essentiellement de l'exploitation forestière, artisans et artistes sculpteurs du bois de palissandre , bois de rose et autres bois précieux. Mais la déforestation est telle que leur avenir est menacé même si cette région est classée au Patrimoine de l'Humanité ils ont du mal à trouver aujourd'hui la matière première. Leurs cases orientées toutes est-ouest sont en palissandre et bambous sans aucun clou et les petits volets de bois sonttous sculptés avec des dessins différents, ils vivent de 5 à 7 dans une seule pièce sans cheminée où l'âtre fume allègement dans un coin de la pièce, le lit est dans le coin nord-est, les pieds vers l'ouest " pour ne pas donner un coup de pied au soleil quand il se lève" !.




Les enfants sont sales et en haillons. on cultive un peu de riz , du manioc , maïs.

Nous commençons, tradition oblige, par rendre visite au chef du village à qui nous offrons du savon et une somme en aryary , présents destinés à être partagés ...en principe...



puis rencontre avec la population, balade au milieu des cases, achat de quelques objets sculptés. Retour à Antoetra où nous attend notre véhicule pour nous ramener à Ambositra.

1 - route de Tana à Ambositra


La route vers le Sud, qui va de Tana à la côte Ouest, se nomme la RN7.

Jusqu'à Ambositra , elle nous fait découvrir des paysages de rizières en terrasses où vous trouvez tous les dégradés de vert et de rouge, des rivières plus ou moins tumultueuses, des charrettes à zébu, des échoppes sur le bord de la route pour le café, les mouf gasy, la soupe...selon la saison des vendeuses de carottes, manioc, pommes de terre, écrevisses vers Ambatolampy; foie gras à Behenjy et vin blanc moelleux local délicieux ; des villages traditionnels des hauts-plateaux avec leurs petites maisons orientées à l'ouest, aux murs de latérite coiffés de chaume , des maisons en pisé, en brique, des petites églises juchées sur des mamelons ou à flanc de colline, des rochers imposants ; vous pouvez aussi visiter une fonderie artisanale pour produire des marmites à Abatolampy........Bref !! les plaisirs sont variés et sans mesure....

le voyage de septembre 2006













D'abord nous débarquons à Ivato , aéroport de TANA " Antananarivo " appelée avant " Tananarive ", capitale économique et politique de Madagascar, construite comme une forteresse vers le début du XVII ème siècle par les Rois Merinas.
Les Français s'en emparent en 1895, elle devient plus tard la capitale de la colonie française.
Accession du Pays à l'Indépendance en 1960.Elle restera capitale.

Située dans la partie centrale de l'île, sur les pentes d'une arête rocheuse, culminant à environ 1435 m, elle s'étale sur plusieurs collines.





Environ 1 700 000 h en 2006, avoisine les 2 Millions aujourd'hui





Surprise visuelle : les rizières et les briquetteries au milieu de la ville en contre-bas! la lessive sur les bords du fleuve...





Ayant beaucoup voyagé en Afrique et en Asie , je retrouve le fourmillement, le meli melo des embouteillages entre taxis, charrettes, piétons , les bruits et les odeurs des mégapoles, les scènes de vie parfois hallucinantes de la rue, véritable cour des miracles, les couleurs vives, la chaleur, les bennes à ordures dégueulantes...la pollution ...





Tana , dédale de ruelles pavées et pentues, ponts, passerelles, escaliers, ses maisons de brique rose, ses balcons de bois, ses tôles, ses cabanes, ses marchés colorés....à la fois terrifiante et magique.










septembre 2006 premiers pas sur l'Ile Rouge







C'est au Printemps 2006 que je rencontrais le Bressuirais : Théo Baron, président fondateur de la SEF = "Solidarité-Entraide-Fraternité " francomalgache , au cours d'une réunion de travail sur une manifestation commune avec "Terra Botanica" dont je suis trésorière. Il nous proposait une conférence de Lucille Allorges et une expo photo sur les Plantes Médicinales de Madagascar à mettre en place à Thouars.



Matthieu notre deuxième fils avait séjourné un mois à Madagascar, il y a douze ans , avec la famille de sa petite amie, dont les parents : René et Solange habitent Thouars. La maman de Solange habite un village isolé de la côte Est : Sahavato, district de Nosy Varika.



Ainsi j'avais déjà vu des images, étudié la carte et rêvait d'aller à la découverte de ce pays où la faune et la flore exceptionnelles me semblaient correspondre à mon amour de la Nature et , où, les visages tout sourire des enfants et ce qui se cachait à peine derrière cette façade joyeuse m'attiraient vers ce dont ma nature profonde, enrichie par mon expérience professionnelle d'infirmière, rêvait d'accomplir : des actions humanitaires .



Et, au cours d'une des réunions de préparation de cette manifestation , Théo me glissa sous les yeux le programme du futur "voyage humanitaire " de la SEF à Madagascar en septembre 2006 ! Evidemment je ne réfléchis pas longtemps , et après avoir eu l'accord de ma famille m'y inscrivit.